Photography workflow – Cours Lightroom 2018 cc 7.3 – Part 1

Photography workflow

Après pas mal de demandes de passionnés de photo, amateurs bien sûr, je commence ce cours à propos de Lightroom 2018 cc 7.3. C’est la dernière version à la date d’aujourd’hui (sortie début avril 2018). Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je ferai une petite mise au point, avant d’aborder un pré-requis : « flux de travail en photographie ». Ensuite nous pourrons aborder sereinement le cours Lightroom.

Petite mise au point – Les différents articles de ce cours dont le sujet principal sera lightroom pour les novices, sont basés sur mon expérience personnelle et mon point de vue. Je n’utilise peut être pas les meilleures méthodes, mais c’est ce qui marche le mieux dans mon cas et cela me convient. Vous pouvez critiquer ma manière de travailler à condition que ce soit constructif, c’est votre droit, mais attention, je ne supporte pas les gens qui pensent détenir la solution ultime. Des photographes persuadés d’avoir toujours raison et imbus de leur personne me sont insupportables, j’en vois déjà poindre quelques uns. En photographie : ne jugez pas, n’ayez pas d’idées préconçues ni d’à priori, et surtout restez humble. En photographie vous rencontrerez toujours meilleurs que vous et aussi moins bons que vous sans même vous en rendre compte. Pour les novices passionnés de photo, ne vous sous estimez jamais, car vous avez la passion. Voilà, c’est dit, passons à la suite.

Photography workflow
Lightroom 2018 cc 7.3
 

Flux de travail en photographie – Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble important de connaitre quelques bases et d’adopter de bonnes habitudes dès le début. Les professionnels parlent souvent du « flux de travail en photographie » ou du « flux de production photographique » (« photography workflow » pour les anglophones). J’aime bien le mot « workflow », alors on va le conserver dans la suite de cet article. Le « workflow » décrit simplement les différentes étapes allant de la prise de vue jusqu’à la livraison de la photo. Il n’existe pas de « workflow » standard et il peut varier d’un photographe à un autre. Celui que je décris est le mien et c’est à chacun de concevoir le « flux de travail de photographie numérique » qui correspond le mieux à vos besoins.

  • 1 – Règlage de l’appareil photo et prise de vue. Toujours en RAW pour moi.
  • 2 – Transfert des photos sur l’ordinateur
  • 3 – Importation des photos dans le logiciel de post-traitement
  • 4 – Tri et organisation des photos
  • 5 – Post-traitement des photos
  • 6 – Exportation des photos au format jpeg
  • 7 – Sauvegarde des photos
  • 8 – Livraison, impression ou publication des photos

Etape 1 : Prise de vue – C’est évidement l’étape la plus importante car de la qualité de votre prise de vue dépendra le résultat final. Mais à contrario, toutes les autres étapes sont aussi importantes que la prise de vue et en particulier le post-traitement. D’ailleurs on passe plus de temps sur l’étape de post-traitement que sur l’étape de prise de vue. Dans mon cas pour 1 heure de prise de vue je passe au moins 4 heures en post-traitement. Restez très attentif lors des prises de vue est primordial : vérifiez toujours sur votre écran que la photo est correcte, bien exposée et surtout qu’elle n’est pas floue (vérifiez en zoomant). Mes prises de vue sont toujours en RAW, voir l’article : Le format RAW

Etape 2 : Transfert des photos sur l’ordinateur – Cette étape est très variable quand à la manière de transférer les photos sur l’ordinateur suivant les photographes. Certains utiliseront le logiciel de post-traitement pour le faire (Lightroom, Aperture, Bridge, ou autre). Personnellement je reste sur la vieille méthode de la copie des fichiers via le système pour une raison : je n’aime pas la taille que prend le catalogue de lightroom. Si on n’y prend pas garde le catalogue dépasse rapidement plusieurs giga octets, ralentissant du coup le PC. Par expérience je peux vous dire que c’est un casse tête que d’essayer de retrouver certaines photos si elles n’ont pas été correctement archivées. J’ai essayé un tas de méthode d’archivage, par logiciel ou autre. Par expérience je peux vous dire que la seule qui marche bien pour moi qui suit un peu brouillon, est l’archivage méthodique au quotidien fait par soi même (On n’est jamais mieux servi que par soi même). Voilà au bout de presque quinze ans de photographie quotidienne comme j’archive mes photos sur quatre niveaux. Je préfère donc garder mon ancienne méthode avec une arborescence de dossiers. Ainsi la sauvegarde de mes photos est simplifiée, et il m’est facile de retrouver des photos faites il y a plusieurs années. Après chaque session photo, je lance un utilitaire sur mon PC pour créer l’arborescence de dossiers dont j’ai besoins.

Le dossier principal (le premier niveau) s’appelle : aaaammjj-Nom-de-la-session. Le nom commence par la date, suivi du sujet de la session. La date doit être au format annéemoisjour pour avoir une chronologie des dossiers. Puis le sujet des photos du dossier. Voici un exemple : 20050703-Statue-Hell-Bourg. Pour des raisons de compatibilité des différents systèmes d’exploitation et des sites internet, il ne faut pas mettre ni accents, ni caractères spéciaux dans les noms (pas de coeurs surtout).

Puis le deuxième niveau contient les containers. Banque-images-internet , BDef pour les jpeg couleur en basse définition (hauteur = 1080), Jpg pour les photos couleur en haute définition, NB et NB-BDef pour le noir et blanc, Raw pour les fichiers bruts, et enfin Sepia et Sepia-BDef pour le Sepia.

Le troisième niveau contient à chaque fois un dossier de même nom que le dossier racine (nom du dossier principal) afin de pouvoir rassembler éventuellement plusieurs dossiers de deuxième niveau pour une livraison groupée.

Un seul dossier a un quatrième niveau c’est le dossier Raw où je sépare les photos de référence pour ma banque images des autres photos que je n’ai pas encore développées.

Pour être sûr d’une compatibilité maximale, tous mes fichiers bruts RAW sont transformés en fichiers bruts DNG afin d’assurer la plus grande compatibilité et la plus grande pérennité à mes fichiers de référence. Le programme gratuit d’Adobe est rapide pour transformer les fichiers RAW de n’importe quel appareil photo et il est mis à jour très souvent pour prendre en compte les nouveaux appareils photos. C’est même le premier logiciel compatible avant tous les autres (à l’exception des logiciels constructeurs). Tous les logiciels dé-rawtiseur lisent le format DNG par défaut. Si par exemple vous achetez un appareil photo datant de moins de 3 à 6 mois, il y a de fortes chances que votre version de lightroom ne puisse pas lire les fichiers RAW propriétaires alors que le programme d’Adobe DNG Converter pourra les transformer en format DNG lisibles avec les plus anciennes versions de votre logiciel de dé-rawtisation.

Voici ci-contre un exemple de mon arborescence pour une session photo.

L’utilitaire permettant de créer une arborescence de dossier s’appelle « text-2-folders » et vous pouvez le télécharger sur ce lien : télécharger l’utilitaire gratuit Text-2-folders. Il suffit de lui décrire l’arborescence dans un fichier texte comme suit :

Xxxxxx\Banque-images-internet
Xxxxxx\BDef
Xxxxxx\BDef\Xxxxxx
Xxxxxx\Jpg
Xxxxxx\Jpg\Xxxxxx
Xxxxxx\NB
Xxxxxx\NB\Xxxxxx
Xxxxxx\NB-BDef
Xxxxxx\NB-BDef\Xxxxxx
Xxxxxx\Raw
Xxxxxx\Raw\Xxxxxx
Xxxxxx\Raw\Xxxxxx\Non-Traite
Xxxxxx\Raw\Xxxxxx\Ref-Banque
Xxxxxx\Sepia
Xxxxxx\Sepia\Xxxxxx
Xxxxxx\Sepia-BDef
Xxxxxx\Sepia-BDef\Xxxxxx

où vous remplacer simplement tous les Xxxxxx par le nom de votre dossier principal, par exemple : 20050703-Statue-Hell-Bourg, ce qui vous donnera l’arborescence ci contre.

Photography workflow
Arborescence du dossier d'une séance prise de vue
 

Chaque session photo a donc un dossier daté à son nom et toutes les sessions peuvent être classées année par année, et le tout dans un méga dossier comme par exemple « Mes Photos ».

Ainsi je peux retrouver facilement une photo sur un sujet, juste en lançant une recherche avec l’utilitaire SuperFinder que vous pouvez télécharger là : télécharger l’utilitaire gratuit SuperFinder.

Etape 3 : Importation des photos dans le logiciel de post-traitement – Cette étape sera vue dans lightroom.

Etape 4 : Tri et organisation des photos – Pour moi c’est essentiellement une étape de tri des photos. C’est le moment d’éliminer les photos ratées et les photos floues, celles aussi qui sont en doublons.

Etape 5 : Post-traitement des photos – Ce sera la grosse partie du cours lightroom.

Etape 6 : Exportation des photos au format jpeg ou tiff – Votre travail de post-traitement est terminé, vous finalisez vos photos dans le format adéquat. Nous verrons les formats, les qualités et le profil colorimétrique adapté pour chaque cas dans le cours de lightroom.

Etape 7 : Sauvegarde des photos – Vous avez maintenant plein de belles photos et vous avez passé beaucoup de temps à les peaufiner. Imaginez que vous n’ayez pas de sauvegarde, et … Oui, un orage, une variation de tension sur le secteur, une surchauffe en été, ou simplement une panne, et votre disque dur tombe en panne, une vraie panne, impossible de récupérer son contenu, même chez un spécialiste. Rage et désespoir sont en vous. Alors pensez y : si votre archivage photo est bien fait comme pour moi, la sauvegarde des photos est facile. Un disque usb suffit, et pour les professionnels il y a des solutions avec redondances comme les produits Synology DiskStation qui offrent une totale sécurité (ou presque).

Etape 8 : Livraison, impression ou publication des photos – En fonction du client ou de vos envies. La publication des photos sur internet est également possible avec lightroom.

Voilà qui clos cette première partie. Vous avez les méthodes ou au moins les pistes pour créer votre propre « flux de production photographique », nous allons pouvoir commencer le cours lightroom dans le prochain article.

 

 

Dernière mise à jour : 11 avril 2018

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