Une photo, une histoire : La réserve biologique de Bébour-Bélouve

Les forêts de Bébour et de Bélouve sont l’un des espaces naturels les mieux préservés de la Réunion. Bébour est l’un des derniers ensembles naturels à fonctionner comme à l’origine à la Réunion. Classé réserve biologique sur plus de 5000 ha en 1994, il demeure un milieu très fragile, mis en péril par les pestes végétales, les braconniers, et quelques randonneurs négligents. Des espèces indigènes comme les palmistes, les fanjans et certaines orchidées sont trop souvent victime de braconnage.Au moins 60 espèces d’orchidées ont été recensées dans la riche forêt de Bébour. La menace vient aussi de l’introduction d’espèces végétales envahissantes comme le raisin marron, le fuschia, le bégonia, le goyavier, le longose et l’arum. Bien que ne fructifiant pas à cette altitude, le raisin marron forme des fourrés denses qui étouffent la végétation d’origine. L’ONF est ici à pied d’œuvre pour lutter contre ces espèces et tenter de préserver par exemple une espèce de bois de savon que les botanistes croyaient pratiquement disparue, le badula fragilis. Cette forêt primaire est un patrimoine immense, mais très fragile et menacé.

Son extension à 6200 ha et son nouveau découpage en réserve biologique dirigée et réserve biologique intégrale ont été validé en décembre 2003. La réserve dirigée est dans la partie basse, et l’ONF y mène une lutte contre les plantes invasives et restaure la végétation indigène. La réserve intégrale est située dans la partie haute et assure une protection passive de la végétation éricoïde. Les gardes de l’ONF entreprennent également des actions pour lutter contre le braconnage, qui s’exerce aux dépens d’espèces indigènes comme les palmistes, les fanjans et certaines orchidées. La réserve biologique dirigée de Bélouve s’étend sur plus de 400 ha sur le plateau de Bélouve et le rempart du Mazerin. Elle est intimement imbriquée avec les parcelles de forêt cultivée où le tamarin des Hauts est exploité et régénéré depuis les années 1950. La tamarinaie, qui est ici à l’état naturel et donc sans exploitation, occupe le quart de la réserve. Les trois autres quarts de la réserve sont constitués de bois de couleurs qui forment un réservoir de biodiversité essentiel pour enrichir naturellement les parcelles de forêt exploitée adjacentes. Enfin, quatre mares temporaires occupent des petites dépressions. (Sources ONF).

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photographe mariage la reunion
Fanjans (fougères arborescentes) de la réserve biologique de Bélouve - 31 octobre 2011

 

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Version Noir & Blanc de Fanjans (fougères arborescentes) de la réserve biologique de Bélouve - 31 octobre 2011

 

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Version Sépia de Fanjans (fougères arborescentes) de la réserve biologique de Bélouve - 31 octobre 2011

 

 

Dernière mise à jour : 19 février 2018

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