L’histoire de la photographie (Part 5)

De la plaque en verre à la gélatine, ou la photographie argentique moderne – Plusieurs étapes conduiront la photographie à la photographie argentique moderne.

John Herschell – En 1839 John Herschell découvre un fixateur photographique. Les images immergées dans un bain d’hyposulfite de soude sont fixées et supportent le vieillissement. Aujourd’hui encore cela reste le composé essentiel des fixateurs photographiques.

Hippolyte Fizeau – La création d’objectifs de courtes focales permit d’obtenir des objectifs plus lumineux et ayant une grande profondeur de champ. Puis en 1841, le physicien Hippolyte Fizeau remplaça l’iodure d’argent par le bromure d’argent dont la sensibilité à la lumière était bien supérieure. Cela abaissa les temps de pose à quelques secondes avec un daguerréotype, rendant enfin possible les portraits.

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Saint Sulpice réalisé par Hippolyte Fizeau

 

1847 : L’albumine – Afin d’améliorer la transparence du négatif du calotype, Abel Niépce de Saint-Victor, petit-cousin de Niépce découvre le moyen de remplacer le papier par du verre en 1847. En mélangeant le bromure d’argent et de l’albumine (blanc d’œuf), la solution pouvait adhérer au verre. Les images devinrent alors plus précises, obligeant les opticiens à mettre au point des objectifs plus performants.

1850 : Le collodion – Le procédé du Collodion, aussi appelé « négatif sur papier ciré sec », est mis au point par Gustave Le Gray en 1850. Ce négatif peut être préparé à l’avance avec un temps de conservation d’environ 15 jours.

1851 : le collodion humide – En 1851, l’anglais Scott Archer remplace l’albumine par le collodion humide (coton poudre). C’est un liquide visqueux qui en séchant produit une mince pellicule transparente qui permet à une émulsion sensible d’adhérer à une plaque de verre. Ce procédé permettait d’obtenir des images de meilleures qualités, pouvant être tirées en plusieurs exemplaires. Plus sensible, les temps d’exposition diminuent à quelques secondes (Compter 1, 2, 3). L’inconvénient était que le négatif devait être préparé, exposé, puis développé en un temps très court (moins de 30 minutes au total) tant que le collodion était humide. Sec, la solution n’était plus utilisable. Ce procédé sera le plus utilisé jusque dans les années 1870-1880.

1878 : Le gélatino-bromure d’argent – En 1871, Richard Maddox réalise la première émulsion au gélatino-bromure d’argent. Puis Charles Bennet découvre en 1878 qu’en chauffant l’émulsion photosensible, pendant quelques heures, la sensibilité augmente fortement. La gélatine, utilisée depuis talbot, permet une bonne adhérence sur le support de la solution. La préparation est plus simple que pour les procédés précédents et le spectre de lumière perçu est plus large. Les plaques gélatinées avaient une grande sensibilité lorsqu’on les maintenait pendant plusieurs jours à 32°C, permettant ainsi de les stocker avant emploi. La sensibilité de ces plaques était telle que l’exposition ne pouvait excéder une fraction de seconde.

Là commence l’histoire de l’obturateur, et la conception de mécanismes capables de laisser entrer la lumière dans l’appareil pendant moins de 1/100s, ainsi que celle du posemètre, qui était en fait un actinomètre. Le principe consiste à faire agir la lumière sur un papier sensible à noircissement direct. Le temps d’exposition nécessaire pour obtenir une teinte de gris identique à un « gris étalon » de référence est inversement proportionnel à la sensibilité de ce papier. En pratique, les actinomètres comportaient un dispositif d’exposition du papier combiné à un calculateur de temps de pose. L’actinomètre « L’infaillible de G.F. Wynne » introduit en 1893, se présentait sous la forme d’une montre de gousset et connut un grand succès parmi les photographes en raison de sa relative fiabilité.

La photographie va adopter le procédé gélatino-bromure d’argent pour un siècle.

 

Dernière mise à jour : 2 juillet 2017

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