Fonctionnement d’un appareil reflex

Fonctionnement d’un appareil reflex

 

Lors de la visée, la lumière entre par l’objectif, traverse le diaphragme entièrement ouvert et rencontre un miroir (l’image est alors inversée puisqu’elle a traversé l’objectif) qui la redirige vers le verre de visée, généralement dépoli et muni d’un stigmomètre permettant d’affiner la mise au point. Dans le cas le plus courant, le renvoi s’effectue vers le haut et derrière le verre de visée se trouve une lentille collectrice (simple plan convexe ou de Fresnel), puis un pentaprisme en toit ou un pentamiroir qui redresse l’image de façon qu’elle soit vue à l’endroit dans le viseur par l’œil du photographe.

 

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Lors de la prise de vue, le diaphragme se ferme à la valeur demandée, le miroir se relève juste avant que l’obturateur s’ouvre. La lumière vient alors frapper la surface sensible (film ou capteur). Le miroir reprend ensuite sa place instantanément.

Notez que même si vous fermé l’objectif à f/22, l’appareil sera ouvert au maximum des possibilités de votre objectif afin que vous puissiez voir la scène avec le plus de lumière possible. C’est au moment de la prise de vue que l’ouverture sera ajustée à la valeur demandée (f/22 par exemple).

Notez aussi que sur tous les reflex, il y a un bouton de contrôle de profondeur de champ, situé à côté de la monture de l’objectif. Le test de profondeur de champ réduit la luminosité de la visée : son assombrissement est perçu comme très gênant par les débutants, au point que rares sont ceux qui se servent de cette fonction essentielle. Un minimum d’entraînement suffit à faire oublier le problème de l’obscurcissement. Pour commencer, testez la fonction avec une longue focale et un sujet étagé en profondeur : on en vient rapidement à oublier l’assombrissement momentané de la visée.

L’évaluation de la zone nette est une chose, mais le plus important est peut-être de visualiser l’arrière-plan tel qu’il sera sur la photo et non tel qu’il apparaît à grande ouverture dans le viseur. Imaginons un portrait que vous voulez détacher de l’arrière-plan par une plage de netteté limitée au sujet, avec comme objectif un zoom 70-200 mm f/2,8. À la visée, le fond est complètement flou.

Rien ne vient perturber la lecture, et les taches floues colorées visibles derrière le personnage rajoutent du relief à l’image. Pour que l’ensemble du visage et de la chevelure soit net, vous choisissez de photographier à f/8 : patatras ! Les taches floues colorées se révèlent être des voitures qui, bien qu’encore floues, sont désormais parfaitement identifiables à f/8 et gâchent irrémédiablement l’image. Un simple contrôle à l’aide du testeur de profondeur de champ vous aurait avertis de la catastrophe !

 

A suivre!

 

Dernière mise à jour : 29 février 2016

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